Enhancing Connectivity in Northern Guinea-Bissau Project: Selection d'une assistance à maitrise d'ouvrage pour appui à la DGIT et l'UGP pour la mise en oeuvre des travaux de la composante1
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Enhancing Connectivity in Northern Guinea-Bissau Project: Selection d'une assistance à maitrise d'ouvrage pour appui à la DGIT et l'UGP pour la mise en oeuvre des travaux de la composante1
Last update: Oct 30, 2026

Details

Location:
Guinea-Bissau
Guinea-Bissau
Contract type:
Consulting services
Status:
Awarded
Sectors:
Roads & Bridges, Civil Engineering
Languages:
French
Funding Agency:
Contracting authority type:
Government / Public Sector
Eligibility:
Organisation
Budget:
N/A
Date posted:
Feb 20, 2025

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Oct 30, 2026

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Description

NOTICE AT-A-GLANCE

Project ID: P176948

Project Title: Enhancing Connectivity in Northern Guinea-Bissau Project

Country: Guinea-Bissau

Notice No: OP00340705

Notice Type: Request for Expression of Interest

Notice Status: Published

Borrower Bid Reference: GW-PCN-318622-SFQC-1

Procurement Method: Quality And Cost-Based Selection

Language of Notice: French

Submission Deadline Date/Time: Apr 08, 2025 12:00

Published Date: 19-Feb-2025

Description: Selection d'une assistance à maitrise d'ouvrage pour appui à la DGIT et l'UGP pour la mise en oeuvre des travaux de la composante1


Details:

SOLLICITATION DE MANIFESTATION D’INTÉRÊT

SÉLECTION DE CONSULTANTS PAR LES EMPRUNTEURS DE LA BANQUE MONDIALE

RÉPUBLIQUE DE GUINÉE-BISSAU

PROJET DE CONNECTIVITÉ NORD

MISSION D’ASSISTANCE TECHNIQUE A LA MAITRISE D’OUVRAGE POUR L’APPUI A LA DGIT ET A L’UGP POUR LA MISE EN ŒUVRE DES TRAVAUX DE LA COMPOSANTE 1, POUR LES FORMATIONS PRATIQUES DU PERSONNEL TECHNIQUE SUR DIVERS SUJETS (INGÉNIERIE, SAUVEGARDES, ANALYSE ÉCONOMIQUE, PASSATION DE MARCHES ET GESTION DES CONTRATS, ETC.) ET POUR DES ÉTUDES DE FAISABILITÉ SUR LES MÉCANISMES AMÉLIORÉS D’ENTRETIEN ROUTIER

Nº de Projet : 176948

  1. Le Gouvernement de Guinée-Bissau a sollicité l’Association Internationale de Développement (IDA) afin d’obtenir un don d’une valeur de 70 millions de dollars des États-Unis pour financer le Projet d’Amélioration de la Connectivité dans le Nord de la Guinée-Bissau P176948 et propose d’utiliser une partie de ces fonds pour effectuer les paiements au titre du contrat suivant: Mission d’Assistance Technique à la Maitrise d’Ouvrage pour l’Appui à la DGIT et à l’UGP pour la mise en œuvre des travaux de la composante 1, pour les formations pratiques du personnel technique sur divers sujets (Ingénierie, Sauvegardes, Analyse Économique, Passation de Marchés et Gestion des Contrats, etc.) et pour des Études de Faisabilité sur les Mécanismes Améliorés d’Entretien Routier.
  2. Les services de consultant («Services») comprennent: voir les TDR ci-dessous.
  3. L’Unité de Gestion du Projet d’Amélioration de la Connectivité dans le Nord de la Guinée-Bissau ou simplement Projet de Connectivité Nord, UGP-CN, invite les Bureaux d’Études («Consultants») admissibles à manifester leur intérêt à fournir les services décrits dans les termes de référence en annexe. Les Consultants intéressés doivent fournir les informations démontrant qu’ils possèdent les qualifications requises et une expérience pertinente pour l’exécution des services. Les critères pour l’établissement de la liste restreinte porteront sur l’expérience générale et spécifique des firmes par rapport à la mission, et sur leur capacité managériale, étant entendu que les CV et données personnelles ne seront pas évalués à ce stade.
  4. Il est porté à l’attention des Consultants que les dispositions des paragraphes 3.16 et suivants, du nouveau « Règlement de Passation des Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le Financement de Projets d’Investissement (FPI) », daté du 1er juillet 2016, révisé dernièrement en septembre 2023 relatives aux règles de la Banque mondiale en matière de conflit d’intérêts sont applicables.
  5. Les Consultants peuvent s’associer avec d’autres firmes pour renforcer leurs compétences respectives en la forme d’un groupement solidaire ou d’un accord de sous-traitant.
  6. Le consultant sera sélectionné selon la méthode de Sélection Basée sur la Qualité et sur le Cout (SBQC) en accord avec les procédures définies dans le Règlement de Passation des Marchéspour les Emprunteurs sollicitant le Financement de Projets d’Investissement (FPI) pour les Fournitures, Travaux, Services autres que les Services de Consultants & Services de Consultants de septembre 2023.
  7. Les candidats intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires au sujet des documents de référence à l’adresse ci-dessous et aux heures suivantes:

Eng. Malam Banjai

Coordonnateur du Projet

Unité de Gestion du Projet de Connectivité Nord (UGP-CN)

Avenida Francisco Mendes, edifício contiguo às instalações da “FAO”

Tel : 245 96661 23 38 / 245 95592 36 72

Bissau

Guinée-Bissau

E-mail : [email protected]

De 08 heures à 16 heures GMT (heures de service)

  1. Les manifestations d’intérêt doivent être déposées à l’adresse ci-après en personne, par courrier, ou par courrier électronique au plus tard le 08 avril 2025 à 12 heures GMT :

Eng. Malam Banjai

Coordonnateur du Projet

Unité de Gestion du Projet de Connectivité Nord (UGP-CN)

Avenida Francisco Mendes, edifício contiguo às instalações da “FAO”

[email protected]

Malam BANJAI

Coordonnateur National de l’UGP-CN

TERMES DE REFERENCE

SELECTION D’UNE ASSISTANCE TECHNIQUE A LA MAITRISE D’OUVRAGE POUR L’APPUI A LA DGIT ET A L’UGP POUR LA MISE EN ŒUVRE DES TRAVAUX DE LA COMPOSANTE 1, POUR LES FORMATIONS PRATIQUES DU PERSONNEL TECHNIQUE SUR DIVERS SUJETS (INGENIERIE, SAUVEGARDES, ANALYSE ECONOMIQUE, PASSATION DE MARCHES ET GESTION DES CONTRATS, ETC.) ET POUR DES ETUDES DE FAISABILITE SUR LES MECANISMES AMELIORES D’ENTRETIEN ROUTIER.

INTRODUCTION[1]

La Guinée-Bissau est l’un des pays les plus pauvres du monde et également l’un des plus fragiles. En 2013, le revenu National brut par habitant était de 590 $ US par habitant. L’indice de pauvreté (sur la base de 2 US Dollars par jour) de la population excède 70 % alors que celui de l’extrême pauvreté est d’environ 33%. L’économie est peu diversifiée et dominée par la production de noix de cajou non transformée. Le taux de croissance économique peine à excéder celui de l’accroissement de population, ce qui résulte –en partie– d’un environnement de gouvernance difficile, fréquemment interrompu par des troubles politiques, y compris les coups d’État militaires, dont le dernier en date remonte à 2012. La fragilité politique en Guinée-Bissau a compromis son développement ainsi que sa politique de réduction de son taux de pauvreté.

La Guinée-Bissau a retrouvé un régime démocratique[2]en 2014 et le gouvernement nouvellement élu a eu l'occasion de tourner la page sur une croissance anémique et un taux de pauvreté excessif. Le pays a connu une récession économique en 2012, en partie en raison d'une réduction de l’aide internationale en réponse au coup d'Etat, mais aussi en partie sous l'effet de la perturbation politique sur la récolte 2012 de noix de cajou. La croissance a modestement repris depuis.

Cette croissance a été principalement tirée par l'agriculture avec un rôle moteur du secteur des noix de cajou. Les réformes menées au cours des trois dernières années ont produit des résultats tangibles, notamment au plan de la stabilisation macro-économique et de l’amélioration de la gestion des finances publiques. Avec l’appui de ses partenaires, le Gouvernement a engagé une relance des investissements publics ainsi que le paiement des arriérés auprès du secteur privé.

Plusieurs initiatives visant à remédier à cette situation ont été entreprises dans le cadre du DENARP[3] I, comme le début de la construction et la réhabilitation de certaines artères principales de la ville de Bissau, l'achèvement des études pour la construction de 500 km de routes reliant la Guinée-Bissau aux pays voisins (Guinée-Conakry et Sénégal) et l'entretien courant de 400 km de routes en terre (sur un total d’environ 2 000 km). Cependant, en raison des contraintes liées à la disponibilité du financement requis, à l'instabilité institutionnelle et à la faiblesse des capacités institutionnelles et humaines du pays dans la mise en œuvre des projets de développement dans le délai prescrit, les réalisations restent en deçà des objectifs visés.

I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Le Gouvernement bissau-guinéen a sollicité de la Banque mondiale et de la Banque Européenne d’Investissement des ressources pour financer le Projet de Connectivité Nord (PCN). Ce projet vise à stimuler l’investissement privé local, la promotion du secteur privé afin d’aider à l’atténuation des effets de la situation économique et sociale relativement tendue. Il permettra également à favoriser les échanges avec les pays limitrophes.

La Guinée-Bissau a une superficie de 36 125 km2 et une population estimée d’environ 1 800 000 habitants en 2017, dont 51,6% de femmes et 42% entre 0 et 14 ans.

La Guinée-Bissau bénéficie d’importantes ressources forestières, minérales, hydriques, animales et halieutiques. Cependant, la pauvreté absolue touche deux personnes sur trois en Guinée-Bissau. L'insécurité alimentaire, la difficulté d’accès à des services de santé adéquats et à l’eau potable font de la malnutrition un défi majeur en Guinée-Bissau, malgré un potentiel agricole considérable.

Le transport routier assure entre 80% et 95% du trafic de voyageurs et marchandises et représente le seul moyen d’accès à la plupart des communautés rurales en Guinée-Bissau. La politique de la Guinée-Bissau en matière d’infrastructures de transports est essentiellement axée sur l’aménagement des corridors, la réhabilitation et la maintenance des infrastructures existantes.

Dans la poursuite de sa politique de renforcement de la compétitivité régionale et sous régionale de la destination Guinée-Bissau, le Gouvernement met en œuvre une stratégie de développement des infrastructures économiques de soutien à la production, en particulier dans les secteurs routier, aéroportuaire, maritime et fluviomaritime et de la logistique. C’est ainsi qu’il a décidé, parmi ses projets prioritaires, de procéder à la réhabilitation de la route Safim-M’Pack. Ce tronçon entre Safim et M’Pack est soumis au péage comme le pratiquent certains pays européens et africains, en vue de recueillir des ressources additionnelles versées par les usagers en contrepartie des gains de temps, du confort, de la sécurité et des réductions des coûts d’exploitation dont ils bénéficient.

Situation actuelle dans le secteur routier

Suivant le Décret-loi n° 7/2006, portant sur la classification du réseau routier, la Guinée-Bissau compte environ 2 750 km de routes classées, dont 770 km (28%) de routes revêtues et 1 980 km (72%) de routes non revêtues.

Jusqu'en 2010 (8ème et 9ème FED), l'UE a investi des montants considérables dans le secteur routier en Guinée-Bissau. Cet appui a notamment permis la construction de deux nouveaux ponts d’environ 700 m chacun (le pont Amilcar Cabral sur la Rivière Mansôa à João Landim, et le pont EURO-Africana sur la Rivière Cacheu à São Vicente), la réhabilitation d’environ 70% du réseau primaire revêtu du pays, et la création du Fonds d’Entretien Routier, avec un impact significatif sur l'amélioration des connexions entre les principaux centres urbains du pays et avec le Sénégal.

Ces dernières années, quelques investissements importants ont été réalisés, comme l’aménagement et le bitumage de la route Buba - Catió en 2016-2019 et la construction du contournement routier nord de la ville (Estrada de volta Porto-São Paulo) en 2014-2017, qui a amélioré considérablement l'accès à la zone du port de Bissau.

Néanmoins, en général, il est évident que l’absence de programmes structurés et cohérents de réhabilitation et d’entretien routier courant et périodique a causé une dégradation progressive du réseau routier (revêtu et non revêtu), amenant à la situation actuelle très critique, où même sur le réseau principal plusieurs tronçons sont désormais quasiment impraticables.

Au regard du contexte dans le secteur du transport en 2019, le Gouvernement bissau-guinéen a sollicité et obtenu de la Banque Mondiale un financement pour le Projet de Transport Rural (PTR).

Un projet devant appuyer le secteur des transports d’une manière générale, y compris la réhabilitation d’une partie du réseau en terre d’intérêt national/régional ou local (pistes rurales).

Les causes essentielles qui ont conduit à un état d’impraticabilité de 32 à 57% [4]du réseau routier principal sont identifiées et résumées comme ci-dessous:

  • Un Cadre institutionnel inadéquat et inapproprié
  • Un Cadre organisationnel inadapté
  • Une Méconnaissance du réseau routier
  • Une programmation rudimentaire sans une base rationnelle
  • Une base de données non opérationnelle
  • Une insuffisance des ressources financières allouées à l’entretien routier
  • Une mise en œuvre inefficace et non efficiente de l’entretien routier
  • Une insuffisance en quantité et en qualité des ressources humaine, financières et matériel
  • Un secteur privé (PME, entreprises BTP) confrontés à des problèmes techniques et financiers
  • Un parc au matériel de TP inexistant ou dans un état désuet.

En matière de sécurité routière, des réformes ont été initiées, en particulier avec l’adoption d’un nouveau code de la route, mais celui-ci demeure mal connu, les modalités d’administration de l’examen du permis de conduire apparaissent obsolètes et la gestion des titres de transport n’est pas suffisamment sécurisée. Aussi l’Autorité Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) a été créée par le décret-loi N°05/2022 qui a approuvé les textes réglementaires le 10/06/2022. Une stratégie nationale et plan national de la sécurité routière ont été approuvés par le décret-loi N°20/2022 le 30/11/22. L’ANASER n’est pas encore opérationnelle.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet PTR une assistance technique en appui aux institutions en charge du secteur du transport a été mise en place février 2021 dans le but d’améliorer la gouvernance dans le secteur. Les résultats attendus de cette AT sont résumés comme suit:

  • La sécurité routière est améliorée, et en particulier les usagers ont une meilleure maîtrise du nouveau Code de la route et des règles de conduite, et les titres de transport sont mieux sécurisés;
  • Le Gouvernement dispose de mécanismes pour mobiliser plus de ressources en faveur de l’entretien routier;
  • Le Fonds d’Entretien Routier est mieux géré, en particulier les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées, les comptes sont fiables et des audits réguliers sont conduits;
  • L’entretien routier est mené de manière plus efficace;
  • Les projets d’infrastructures et en particulier le présent projet de Transport rural sont gérés de manière efficace et efficiente par les services du Ministère des Travaux Publics.

Ladite AT s’est achevée fin aout 2024.

Concernant le volet «amélioration des infrastructures» portant sur réhabilitation des routes rurales Ingoré - Bigene - Pont Caur (près de Farim), les travaux sont en cours.

L’élaboration du Plan National des Transport et logistiques a démarré en juillet 2022; il s’agit d’un outil important de programmation, de planification et d’aide à la décision en ce qui concerne les grands investissements et les politiques sectoriel à court, moyen et long terme est achevé en 2024.

L’un des objectifs de la nouvelle Assistance Technique en appui aux institutions du secteur des transports est de consolider les acquis de la 1ère AT financée par la Banque Mondiale. Le diagnostic du cadre organisationnel de la DGIT du Ministère les Travaux Publics, de l’Urbanisme et de l’Habitat (MTPUH) montre une inadéquation de l’organigramme de la DGIT avec les enjeux du secteur, une non disponibilité de textes réglementaires d’organisation et de fonctionnement de la DGIT et une insuffisance des ressources humaines en qualité et en quantité. Le personnel est confronté à de nombreuses difficultés notamment:

  • Faible capacité en matière de maitrise d’ouvrage et de maitrise d’œuvre;
  • Instabilité du personnel;
  • Salaires relativement insuffisants mais avec un paiement régulier depuis quelques années;
  • Nombre important de stagiaires (40%) sans une situation administrative précaire;
  • Non disponibilité d’un manuel de procédure administrative et financier;
  • Non disponibilité d’un plan de formation pour le personnel;
  • Nombre important d’absentéisme;
  • Non-conformité de l’organisation opérationnelle avec l’organigramme du Ministère;
  • Absence d’un cadre incitatif et de motivation;
  • Un personnel (fonctionnaire) vieillissant avec un nombre relativement élevé de cadre appelés à faire valoir leur droit à la retraite dans 1 à 3 ans;
  • Non maitrise de l’outil informatique et applications de base telles que Excel et Word;

II. OBJECTIF

L’objectif principal de cette prestation est d’apporter une assistance technique à la DGIT du (Ministère des Travaux Publics, de l’Habitat et de l’Urbanisme et l’Unité de Gestion du Projet (UGP) sur les points suivants:

  • Volet 1: Appui à la maitrise d’ouvrage (AMO) de la mise en œuvre du projet PCN
  • Volet 2: Conception et mise en œuvre de programme de renforcement de capacités avec des formations pratiques au personnel technique sur divers sujets (ingénierie, sauvegardes, analyse économique, passation de marchés et gestion des contrats, etc.)
  • Volet 3: Evaluation de la viabilité de mécanismes améliorés d’entretien routier; et
  • Volet 4: Formation et renforcement de capacités de petites et moyennes entreprises locales / nationales pour la mise en œuvre de l’entretien et de la maintenance des routes (revêtues et non-revêtues).

III. RESULTATS ATTENDUS

Résultat 1 en rapport avec l’appui à la maitrise d’ouvrage du projet PCN

  • R1.1 Le projet PCN est mis en œuvre convenablement dans le respect des dispositions du contrat de financement et des documents du projet;
  • R1.2Tout les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet répondent chacun à ses obligations;
  • R1.3 Les marchés signés dans le cadre du projet sont convenablement gérés dans le respect des dispositions contractuelles et des règles de l’art – la qualité, les coûts et les délais d’exécution des travaux respecté;
  • R1.4 Le processus de passation de marchés est géré suivant les dispositions de l’appel d’offres et dans le respect des accords de financement.

Résultat 2 en rapport avec le programme de renforcement des capacités du personnel du MTPHU, et notamment au personnel technique

  • R2.1: Les besoins en formation à satisfaire sont identifiés sur la base des résultats du diagnostic effectué sous le PTR;
  • R2.2: les propositions dans le cadre du plan de formation à mettre en œuvre pour répondre aux besoins urgents de renforcement des compétences sont disponibles;
  • R2.3: Un plan d’action pour le suivi de la mise en œuvre et d’évaluation des programmes de formation est disponible.
  • R2.4: A la fin de la formation, le personnel technique de la DGIT doit:
  • Avoir reçu des formations dans les domaines suivants: ingénierie routière, géotechnique, hydraulique, topographie, gestion et préservation des actifs routiers, mesures de résilience climatique, l’intégration de la prise en compte des risques climatiques dans la planification, l'exécution et la budgétisation, la passation des marchés et la gestion des contrats, la gestion des sauvegardes environnementales et sociales, l’analyse économique, la passation de marchés et gestion des contrats;
  • Être capable et outillé pour élaborer une étude d’analyse économique;
  • Être capables d’évaluer les risques liés aux impacts des phénomènes des changements climatiques en prenant en compte les enjeux liés à l’utilisation de cet espace ;
  • Être capables d’intégrer les outils d’adaptation aux changements climatiques dans la planification et la gestion de cet espace ;
  • Être outillé et capable de mieux assurer sa fonction de maitrise d’ouvrage et de maitrise d’œuvre;
  • Avoir une bonne connaissance des procédures de passation et de gestion des marchés des bailleurs de fonds ainsi que la règlementation nationale en matière des marchés publics.

Résultat 3 en rapport avec l’évaluation de la viabilité de mécanismes améliorés d’entretien routier

  • R3.1: une étude de faisabilité sur les mécanismes améliorés d’entretien routier dont la méthode de "Gestion et Entretien par Niveau de Service" (GENiS) est élaborée;
  • R3.2: Un plan d’actions pour l’introduction de mécanismes améliorés de l’entretien, comprenant (i) la création d’un centre de formation pour le personnel des entrepreneurs routiers locaux et (ii) l’introduction de contrats d’entretien des routes basés sur la performance en Guinée-Bissau, y compris les considérations climatiques dans les mesures de performance;

Résultat 4 en rapport avec la formation et le renforcement de capacités de petites et moyennes entreprises locales / nationales pour la mise en œuvre de l’entretien et de la maintenance des routes (revêtues et non-revêtues).

  • R4.1: Quatre sessions de formation d’une journée chacune pour (jusqu’à) 50 personnes
  • R4.2: Mise à disposition d’une documentation type, pour des DAO d’entretien, maintenance, réhabilitation, travaux.
  • R4.3: À la fin de la formation, les entreprises qui bénéficieront de ce volet devront savoir préparer un dossier d’appel d’offres (DAO) pour l’entretien / maintenance routières, voire être familiarisées avec les DAO de travaux de réhabilitation et construction de routes.

IV. MANDAT / TÂCHES DU CONSULTANT

Le mandat du Consultant se décline en quatre volets.

IV.1 Assistance à la Direction Générale des Infrastructures de Transport (DGIT) et l’Unité de Gestion du Projet (UGP) dans la mise en œuvre de la composante 1 du projet PCN portant sur l’amélioration des infrastructures de transport

La mission d’assistance technique a pour objectif d’appuyer et de renforcer les capacités de la DGIT et de l’UGP, organe d’exécution du Projet, pour le suivi de l’exécution du projet.

L’assistance technique assurera la cohérence globale de la mise en œuvre du projet et principalement, les tâches permanentes suivantes :

En matière de passation de marchés:

  • Assister la DGIT et l’UGP à l’actualisation du plan de passation des marchés ;
  • Veiller à ce que les délais pour la passation des marchés soient respectés en aidant la Commission d’évaluation à convoquer ses membres au moment opportun
  • Assister et appuyer l’organe d’exécution du Projet dans toutes les opérations de passation des contrats relatifs à l’exécution de la composante du projet ;
  • Elaborer les projets de réponses aux demandes d’informations formulées par les entreprises/consultants soumissionnaires pendant la phase de soumission (appel d’offres/demandes de propositions) ;
  • Vérifier la conformité de la procédure des appels d’offres ;
  • Assister et participer à toutes les séances de dépouillement et d’analyses des offres ;
  • Participer à la négociation pour l’attribution des contrats ;
  • Assister et/ou assurer le secrétariat de la Commission de passation des marchés lors de l’examen des dossiers d’appel d’offres et l’évaluation des offres ;
  • Préparer les procès-verbaux des négociations et les textes définitifs des marchés soumis à la signature des contractants ;
  • Analyser les observations/recommandations formulées par les Bailleurs de fonds sur les dossiers d’acquisition et en tenir compte dans la finalisation desdits dossiers ;
  • Assurer la gestion et le suivi efficaces de l’exécution des marchés conclus dans le cadre du projet ;
  • Assister l’UGP dans les travaux de préparation des missions de supervision, de revue des marchés par la BM ou des audits indépendants par des consultants de la BM ; participer régulièrement et périodiquement aux travaux de mission de supervision ;
  • Veiller à la publication des résultats des appels d’offres dans les délais prescrits après les attributions des marchés ; et à ce que les soumissionnaires non retenus soient informés et que leurs cautions de soumission soient retournées aussitôt après la décision d'attribution des marchés ;

En matière de mise en œuvredes travaux de la composante 1 :

  • Actualiser les calendriers d’exécution du projet ;
  • Examiner les procédures de plans d’assurance qualité proposées par l’entreprise et veiller au suivi de leur application sur le terrain ;
  • Participer à toutes les réunions organisées à l’initiative de l’organe d’exécution du projet dans le cadre de l’exécution du projet ;
  • Visiter périodiquement les chantiers. Une visite sur site tous les mois est obligatoire ;
  • Préparer et organiser les réunions mensuelles, circonstancielles, revue du projet à mi-parcours et finale, qui seront convoquées par l’organe d’exécution du projet et en assurer le secrétariat ;
  • Mobiliser des experts ponctuels pour la réalisation de certaines expertises jugées nécessaire à la demande de l’organe d’exécution du projet ;
  • Assister la DGIT et l’UGP à veiller à l’application stricte et rigoureuse des dispositions contractuelles des marchés du projet ;
  • Examiner et procéder à l’amendement des dossiers et rapports élaborés par des tiers dans le cadre du projet ;
  • Conseiller l’organe d’exécution du projet dans l’exercice de ses missions ;
  • Suivre la résolution des problèmes techniques en suspens, dont ceux identifiés par les bailleurs (lors des missions sur le terrain), et déterminer les contraintes et proposer des solutions ;
  • Examiner les spécifications techniques de la composante du projet et préconiser des recommandations pour leur amélioration ;
  • Vérifier le respect du calendrier d’exécution des composantes du projet et signaler les retards par rapport aux délais contractuels ;
  • Anticiper tout blocage ou retard dans l’exécution du projet et proposer/mettre en œuvre toute mesure corrective le cas échéant ;
  • Initier les projets de correspondances à la signature de l’organe d’exécution du projet;
  • Participer aux opérations de réception des ouvrages en appui au Responsable du projet;
  • Vérifier l’ensemble des pièces constituant le dossier du plan de recollement ;
  • Examiner les notices d’entretien;
  • Analyser les rapports d’activités des missions de contrôle ;
  • En coordination avec les missions de contrôle, préparer et constituer les éléments devant revenir au Maître d’Ouvrage en fin de chantier et ceux restant propriété de l’entrepreneur ;
  • Examiner les modifications apportées éventuellement par l’Entrepreneur au marché initial ;
  • Assurer le meilleur contrôle de l’organisation des chantiers et la vérification des moyens techniques de l’Entreprise en tenant compte des programmes d’exécution et des chronogrammes prévisionnels ;
  • Vérifier la conformité des travaux aux projets d’exécution approuvés, aux plans contractuels, aux prescriptions des documents contractuels et aux ordres de service;
  • Veiller au respect des cahiers des charges des contractants ;
  • Evaluer la pertinence des réclamations des contractants, des intervenants et riverains, examiner les modifications apportées éventuellement par les contractants aux marchés initiaux au cours des travaux et les présenter à l’organe d’exécution du projet, formuler les propositions et les conseils ;
  • Conseiller le Maître d’œuvre dans l’exercice de ses missions.
  • Faire des suggestions et proposer des actions de coordination des différentes structures intervenant dans la mise en œuvre du projet ;
  • Collecter, analyser et faire la synthèse de tous les rapports et documents produits afin d’élaborer des rapports périodiques d’avancement de l’ensemble du projet ;
  • Appuyer à la collecte, l’organisation et l’archivage de toute documentation relative au projet ;
  • Réaliser des reportages photographiques commentés de certaines des activités menées.

En matière d’aide à la socialisation et à la communication du projet: développement et gestion d'un site internet pour le projet, notamment à des fins de communication, de divulgation des aspects du projet, ainsi que de la gestion des doléances de ce dernier.

IV.2 Assistance à la DGIT en matière de formations pratiques au personnel technique sur divers sujets (ingénierie, sauvegardes, analyse économique, passation de marchés et gestion des contrats, etc.)

La mise en œuvre du volet formation comporte les étapes suivantes

Diagnostic des fonctions et identification des besoins en formation

Il s’agira d’identifier les groupes de fonctions qui composent l’organisation de la structure, chacune d’entre-elles regroupant des acteurs de services différents mais ayant des similitudes en matière de fonctionnement.

Une fois ces fonctions identifiées, il s’agira ensuite de recenser à partir des entretiens semi-directifs auprès des acteurs les différentes faiblesses et/ou contraintes qui les impactent pour ensuite identifier des solutions d’amélioration.

A partir des préconisations proposées, il s’agira ensuite d’identifier celles qui nécessitaient un renforcement de compétences de ses acteurs.

Il faudra enfin proposer des solutions de formation permettant aux acteurs de gagner en efficacité dans leur activité au quotidien.

Il faut donc envisager ces solutions de formation comme un moyen d’amélioration des pratiques et non comme une simple démarche de transfert de connaissances théoriques.

Propositions dans le cadre du plan de formation

Les méthodes pédagogiques envisagées dans le cadre de ce plan de formation s’articuleront autour des points d’ancrage suivant:

  • L’amélioration des pratiques

Le programme de formation qui sera dispensé sera en sa totalité axé sur l’objectif d’amélioration des pratiques par l’acquisition des méthodologies et des outils dans les domaines abordés. Tous les ateliers de travaux et d’échanges suivront cette règle d’adaptation au contexte et à la réalité des apprenants.

  • L’implication des acteurs

Selon le principe de l’apprenant-acteur de sa formation, il sera demandé aux participants un engagement réel dans les processus d’acquisition des compétences notamment à travers des actions ou travaux qui leur seront demandés par les formateurs.

  • L’enrichissement par la mixité

Autant que possible, les groupes de travail seront composés d’apprenants issus de fonctions ou de métiers différents afin de favoriser la richesse des échanges et la communication interne entre les acteurs. C’est aussi le meilleur moyen de diffuser l’information concernant les nouvelles pratiques dans les domaines étudiés.

  • La démultiplication par le transfert des compétences

Enfin, le dispositif de formation mis en place servira de point de départ pour le lancement d’une démarche de démultiplication des pratiques à travers l’identification d’actuaires chargés de cette mission. Ces derniers auront pour rôle d’organiser des ateliers donnant accès aux partages des nouvelles pratiques. Ces ateliers pourront prendre la forme des Cercles de Qualité et seront organisés de façon suffisamment régulière pour réussir la démarche de démultiplication.

  • Le programme du plan

Le plan de formation doit préciser les modules retenus, leurs objectifs opérationnels et les publics concernés

  • Les modalités d’organisation des formations

Indispensable à la bonne mise en œuvre du plan de formation, cette fonction notamment:

  • Recherche et sélection des formateurs;
  • Suivi du lancement du plan sur site;
  • Suivi de la réalisation du plan par les indicateurs appropriés;
  • Evaluation des acquis des apprenants en cours de formation et en fin de formation;
  • Evaluation de la qualité de prestation des formateurs et de la satisfaction des apprenants;
  • Préparation et animation de la réunion de clôture du plan.

IV.3 Appui à l’élaboration des études de faisabilité sur les mécanismes améliorés d’entretien routier

Les résultats attendus des mécanismes améliorés d’entretien routier sont:

  • Amélioration de l'efficacité de l'entretien routier
  • Augmentation de la durée de vie des infrastructures routières
  • Amélioration de la sécurité routière
  • Réduction des coûts à long terme
  • Optimisation des ressources budgétaires
  • Application de technologies et d'innovations
  • Conformité aux normes et réglementations y compris environnementales
  • Communication et sensibilisation accrues
  • Formation et développement des compétences

A partir du diagnostic sur les modalités de mise en œuvre de l’entretien réalisé dans le cadre d’une précédente étude, le Consultant proposera des mécanismes améliorés de l’entretien routier. Il va développer en particulier la méthode de "Gestion et Entretien par Niveau de Service" (GENiS)avec une obligation de résultats. Les résultats obtenus avec des marchés à obligation de résultats, soumis à une mesure de la performante sont souvent satisfaisants :

  • Praticabilité de la route permanente ;
  • Condition de transit meilleure ;
  • Confort offert aux usagers excellent ;
  • Une durabilité de la route.

Le Consultant réalisera la faisabilité de la méthode de "Gestion et Entretien par Niveau de Service".

L’étude de faisabilité doit permettre d’apprécier l’efficacité et l’efficience de la méthode au travers de l’analyse de différents facteurs tels que:

L’environnement et contexte du sous-secteur de l’entretien routier

  • Le cadre institutionnel et organisationnel
  • Les ressources humaines (formation, renforcement des capacités),
  • Les ressources matérielles et financières
  • Les matériaux (gites d’emprunt, les carrières etc.), disponibilité, contrôle, qualité etc.
  • Les équipements, le matériel des travaux publics
  • Les directions régionales de Ministère en charge des travaux publics (moyens humains, financières et matériels)
  • Le secteur privé (les PME locales, entreprises et bureaux d’études etc.)
  • La main d’œuvre

L’étude mettra en exergue, les avantages (la plus-value) la méthode axée sur les résultats et la méthode classique caractérisée par une rémunération de l’entreprise sur la base du quantitatif réel suivant le bordereau des prix unitaires. En revanche, elle ne se préoccupe pas du résultat obtenu après ses travaux (service rendu aux usagers, pérennité de la route, etc.)

Cette étude doit prendre en compte les expériences et les leçons apprises de ladite approche « Gestion et Entretien par Niveau de Service» dans les pays de la sous-région.

A l’issue de l’étude de faisabilité, le Consultant fera des propositions pour une utilisation efficace et efficiente de la méthode «GENiS» dans l’entretien des routes et un plan d’action de mise en œuvre des activités proposées. Ce dernier précisera les actions à mettre en œuvre immédiatement, à court et moyen termes.

Le Consultant appuiera la DGIT et le FER dans la programmation l’entretien routier. Cette programmation doit identifier les tronçons de route qui doivent faire l’objet de Réhabilitation + entretien par la méthode GENiS et celles qui doivent faire l’objet de Réhabilitation + Entretien par une approche Communautaire

En collaboration avec l’UGP, la DGIT, le FER et d’autres bailleurs de fonds, le Consultant mettra en place un programme pilote de réhabilitation + entretien par la méthode GENiS. A cet effet, le Consultant va élaborer:

  • Les études technique et environnementale avec la définition des niveaux de service sur le tronçon de route retenu
  • L’étude du financement de la maintenance
  • Le Dossier d’Appel d’Offre

Le programme pilote peut porter sur certaines pistes rurales à réhabiliter dans le cadre du projet de réhabilitation de la route Safim- Mpack. Ce programme qui s’étend sur une durée minimum de 5 ans sera financé sur les ressources financières du projet PCN et du FER.

IV.4 Volet 4 - Formation et renforcement de capacités de petites et moyennes entreprises locales / nationales pour la mise en œuvre de l’entretien et de la maintenance des routes (revêtues et non-revêtues).

Le Consultant réalisera quatre sessions de formation d’une journée chacune, pour aborder les enjeux clés de la préparation de dossiers d’appel d’offres et des bonnes pratiques en termes d’entretien, maintenance, réhabilitation et travaux routiers. Ces sessions s’adresseront a des professionnels (secteur privé) nationaux / locaux de la Guinée-Bissau, qu’il s’agisse d’entreprises déjà formées ou de professionnels individuels. Les invitations seront envoyées par la DGIT, sur proposition du Consultant. La DGIT sera force de proposition pour identifier les participants.

Le Consultant proposera un plan de formation et de contenu des documents types à valider par la DGIT et l’UGP. Ce plan devra inclure à minima les éléments suivants:

  • Une présentation (avec exemples et études de cas) des bonnes pratiques et des erreurs habituelles dans la préparation de DAO pour: (i) entretien courant de routes non-revêtues; (ii) entretien courant de routes revêtues; (iii) maintenance de routes non-revêtues; (iv) maintenance de routes revêtues; (v) réhabilitation et construction de routes revêtues; et (vi) réhabilitation et construction de routes non-revêtues.
  • La liste des documents qui seront mis à disposition des participants, avec le sommaire détaillé du contenu.
  • Les intitulés et contenus de chacun des journées de formation, par modules, sur la base d’une répartition et progression des apprentissages.

Le Consultant rédigera les livrables prévus à cet effet:

  • Contenu de chacun des modules (en portugais),
  • Documents types à remettre aux participants (en français, avec un résumé des points clés en portugais).

Ces documents seront transmis à la DGIT et a l’UGP pour commentaires et validation.

Les formations et la revue des documents types se feront en collaboration avec différents services techniques au sein de la DGIT, mais aussi (la coordination devant être assurée par la DGIT) avec l’AAAC et les services techniques d’autres ministères (agriculture, ressources naturelles pour les carrières, etc.).

V. ORGANISATION DE LA PRESTATION

Le consultant, à l'issue d'une mission préliminaire destinée à recenser et préciser les besoins, établira un programme de travail détaillé qui fera l'objet d'une validation par le Client, avant mise en œuvre.

Les différentes tâches seront menées à travers des missions ponctuées de séjours à Bissau. Toutefois et dans un souci de coordination, l’Expert Chef de Mission fera des missions perlées de courte durées (minimum 4 semaines) programmées en fonction du plan de travail du Consultant approuvé par le Client. Les autres étant des experts court terme, mobilisés en fonction du calendrier arrêté avec le Client et des besoins.

L’Administration mettra à la disposition du Consultant un bureau de deux pièces, dont l’équipement et les charges d’exploitation seront à la charge de ce dernier.

VI. PROFIL DU CONSULTANT

Le consultant devra mobiliser au minimum des experts ayant les qualification et expériences minimales suivantes (tous ces experts seront à mobiliser à temps partiel[5]) :

  • Un expert en transport routier (chef de mission), de profil économiste des transports ou ingénieur routier (BAC+5) ou équivalent, ayant au minimum 15 années d’expérience et ayant pris part , en étant Chef de mission, à au moins deux (02) missions d’assistance technique similaireen appui à la maitrise d’ouvrages de projet d’infrastructures routières et la gestion de programme de formation d’envergure au profit de personnel technique de ministères en charge des travaux publics ;
  • Un expert en formation

Un expert en formation de profil, titulaire d’un diplôme universitaire BAC + 5 ans minimum ou équivalent dans l’un des domaines suivants : science de l’éducation, ingénierie de la formation, ou tout autre domaine équivalent. Ayant au minimum disposant de 10 ans d’expérience professionnelle et ayant pris part à au moins deux (02) missions d’assistance technique similaire de conception et de la gestion de programme de formation au profit de personnel technique de ministères en charge des travaux publics ou d’organisme et unités de gestion de projet traitant des questions de transport. Une expérience dans l’approche par compétences serait un atout.

  • Expert en entretien routier

Un expert en entretien routier, adjoint au chef de mission, de profil économiste, ingénieur des travaux publics (BAC+5) ou équivalent, ayant au minimum 10 années d’expérience et ayant pris part à au moins deux (02) missions de programmation et de gestion de l’entretien routier suivant les mécanismes améliorés de l’entretien routier. Une expérience dans l’élaboration d’études de faisabilité de mécanismes améliorés de l’entretien routier sera un atout

  • Un spécialiste en sécurité routière, de formation ingénieur (BAC+5) ou équivalent, ayant au minimum 10 années d’expérience dans le domaine de la sécurité routière notamment le renforcement des capacités, la gestion et l’audit de la sécurité routière, et réalisé au moins deux (02) missions en matière d’appui au renforcement de la sécurité routière (gestion du volet sécurité routière des mécanismes améliorés de l’entretien routier.Une expérience dans l’élaboration d’études de faisabilité de mécanismes améliorés de l’entretien routier et une bonne connaissance des directives et règlements de l’UEMOA et de la Banque Mondiale seront des atouts ;
  • Un expert en passation de marché, spécialiste des contrats de niveaux de service pour les routes, diplômé d'études supérieures en génie civil, avec au moins 8 ans d'expérience dans les projets de développement du secteur routier, y compris une expérience substantielle des contrats basés sur des critères de performance / des indicateurs de qualité / niveaux de service pour le secteur routier (comme dans le cas des contrats de type « OPBRC » - Output and Performance - Based Road Contracts). L’expert doit avoir une solide expertise dans la préparation des dossiers d'appel d'offres, des cahiers des charges, des termes de référence et d'autres documents techniques pour la passation de marchés et la mise en œuvre de travaux routiers ; il doit avoir de l’expérience dans le contexte du développement et des projets routiers internationaux financés par des donateurs multilatéraux ou bilatéraux. Il doit avoir conduit au minimum deux missions similaires de programmation et de gestion des marchés basés des approches axées sur les résultats, les marchés de concessions, les marchés d’entretien routier par niveau de services, les Partenariats Public et Privé (PPP) etc. Une expérience dans l’élaboration d’études de faisabilité de mécanismes améliorés de l’entretien routier sera un atout.
  • Un expert en financement de l’entretien routier, de profil économiste, ingénieur routier ou toute autre discipline pertinente (BAC+5 ou équivalent), ayant conduit au minimum deux missions similaires (gestion du volet financement de l’entretien routier des mécanismes améliorés de l’entretien routier). Il doit aussi démontrer une expérience en contrats de niveaux de service pour les routes : il doit avoir conduit au minimum deux missions similaires de programmation et de gestion des marchés basés des approches axées sur les résultats, les marchés de concessions, les marchés d’entretien routier par niveau de services, les Partenariats Public et Privé (PPP) etc. Une expérience dans l’élaboration d’études de faisabilité de mécanismes améliorés de l’entretien routier sera un atout. Parmi les experts ci-dessus, au moins 2 doivent être ingénieurs civils.

Parmi les experts ci-dessus, au moins 2 doivent être ingénieurs civils.

  • Des experts formateurs en ingénierie, sauvegardes, analyse économique, passation de marchés et gestion des contrats etc.

Il devra être titulaire d’au moins un diplôme de niveau Bac+5 en génie civil, travaux publics, ponts et chaussées, en économie, science de l’environnement ou équivalent et disposant d’une expérience professionnelle d’au moins 10 ans et ayant pris part entant que formateur à au moins 2 missions similaires formation ou devra posséder une expérience d’au moins 5 ans en tant que formateur dans l’enseignement technique ou formation professionnelle dans le secteur de spécialisation du formateur. Une expérience dans l’approche par compétences serait un atout.

Tous les experts doivent avoir une bonne connaissance du contexte sous-régional de l’Afrique subsaharienne ou avoir réalisé une mission similaire en Afrique subsaharienne. Une connaissance de la langue française est obligatoire. La langue portugaise sera nécessaire pour le volet 4 et les interactions avec les entreprises locales / nationales, et pourra s’avérer nécessaire dans le cadre du volet 2: le Consultant devra s’organiser en conséquence.

Le Consultant pourra proposer d’autres experts pour couvrir l’ensemble des thématiques de la prestation (par exemple en passation de marché, géotechniciens etc. pour l’appui à la DGIT pour le suivi des travaux).

Le Chef de Mission ou son adjoint aura une connaissance suffisante du français. Dans l’un ou dans l’autre cas, le Consultant doit recourir aux services d’un traducteur agréé.

VII. DUREE

Le délai imparti à la prestation est de quarante-deux (42) mois. Le crédit-temps d’intervention des experts-clé non compris les experts formateurs est estimé à 60 hommes-mois. Les experts court terme doivent disposer du temps suffisant lors des missions à Guinée Bissau pour leur permettre de faire des visites de terrains, rencontrer les acteurs au niveau central et régional et faire la restitution de la mission lors d’un atelier.

Le Consultant doit prévoir dans son budget les ressources suffisantes pour la conception et la mise en œuvre du plan de formation afin d’atteindre les résultats visés au point R2.4. Il s’agit de, entre autres, l’acquisition des logiciels spécialisés et des licences en cas de besoin, des logistiques, des équipements, les honoraires pour les formateurs ainsi que leur perdiem, etc. En termes des effectifs, le Consultant doit prévoir la formation pour trente (30) personnes au minimum.

VIII. PRODUCTION ET PROCESSUS D’ADOPTION DES DOCUMENTS

Les rapports sont attendus dans les délais suivants:

Pour le volet 1: (maitrise d’ouvrage (AMO) de la mise en œuvre du projet PCN)

  1. Rapport de mise en œuvre destiné à finaliser le programme de travail. Il couvre les 4 volets : 15 jours après le commencement du contrat;
  2. Rapport trimestriel d’activités, faisant le point des tâches conduites durant la période conformément au calendrier approuvé de mise en œuvre des activités. Ce rapport présente l’état d’avancement des activités relatives à la passation des marchés, à la maitrise d’ouvrage ainsi que les activités d’appui à la supervision des travaux de la route Safim-Mpack sur financement de la Banque et du BEI. Il fait également le point sur l’avancement des 2 autres volets. Les rapports mensuels des réunions de coordination suivies des visites des sites des travaux doivent être annexés au rapport trimestriel ; (2 semaines après la fin du trimestre considéré);
  1. Rapport général final qui sera un rapport consolidé de tous les rapports spécifiques des 4 volets remis dans les deux (02) mois après la fin de sa mission
  2. Développement (T0 + 2 mois) et gestion d'un site internet (en continu) pour le projet.

Pour le volet 2 (Conception et mise en œuvre de programme de formations pratiques au personnel technique)

  1. Rapport sur le diagnostic des fonctions et identification des besoins en formation (T0 +3 mois)
  2. Programme de formation précisant les termes de formation, le public concerné, les modalités d’organisation, la compétence à acquérir etc. (T0 + 5 mois)
  3. Rapport sur la mise en œuvre et l’évaluation du plan de formation sera un rapport consolidé : 1 mois après la fin de la mise en œuvre du plan de formation.
  4. Rapport consolidé de tous les rapports spécifiques du volet 2

Pour le volet 3 (études de faisabilité sur les mécanismes améliorés d’entretien routier)

  1. Rapport sur une étude de faisabilité sur les mécanismes améliorés d’entretien routier et en particulier avec la méthode de "Gestion et Entretien par Niveau de Service" (GENiS) est élaborée (T0 + 3 mois)
  2. Le plan d’actions pour l’institutionnalisation de la méthode de "Gestion et Entretien par Niveau de Service" (GENiS) dans la mise en œuvre et la gestion de l’entretien routier (T0 +5 mois)
  3. Rapport sur la conception d’un programme pilote basé sur la méthode de "Gestion et Entretien par Niveau de Service" (GENiS) (T0 + 7 mois)
  4. Rapport sur la mise en œuvre d’un programme pilote basé sur la méthode de "Gestion et Entretien par Niveau de Service" (GENiS) (2 semaines après la fin de l’exécution du programme) Rapport consolidé sur la mise en œuvre du volet 3 sera un rapport consolidé de tous les rapports spécifiques du volet 3 (2 mois avant la fin des prestations du Consultant.

Pour le volet 4 (formation de petites et moyennes entreprises)

  1. Plan de formation complet (T0 + 5 mois)
  2. Contenu des modules (T0 + 8 mois pour la première formation, puis selon les dates retenues pour les formations suivantes)
  3. Contenu des documents types (T0 + 8 mois pour la première formation, puis selon les dates retenues pour les formations suivantes)
  4. Quatre formations d’une journée chacune (inclus salle de conférence, repas à midi, une pause-café le matin, impression des documents types); (T0 + 10 mois pour la première formation, puis selon les dates retenues pour les formations suivantes)

Les rapports seront produits en trois (03) exemplaires papier en plus de la version électronique.

IX. LANGUE DE TRAVAIL

Les langues de travail sont le portugais et le français. Tous les rapports seront rédigés en français puis traduit en portugais après approbation de l’UGP.

X. MODALITES DE PAIEMENT

Le Consultant proposera dans son offre financière, un prix pour chacune des volets. Le montant de l’offre sera la somme des montant de chacun des 4 volets. Important: aucun des volets ne pourra dépasser 50% du montant total du budget (sou peine de rejet de la proposition).

Volet 1 - Assistance à la Direction Générale des Infrastructures de Transport (DGIT) et l’Unité de Gestion du Projet (UGP) dans la mise en œuvre de la composante 1 du projet PCN portant sur l’amélioration des infrastructures de transport.

Rapport à fournir

Conditions de paiement

% du montant proposé pour le volet 1

Rapport de mise en œuvre couvrant les 3 volets

A la remise et après validation du rapport concerné (et vérification du développement et du bon fonctionnement du site internet)

10%

Rapport trimestriel N°1

5%

Rapport trimestriel N°2

5%

Rapport trimestriel N°3

5%

Rapport trimestriel N°3

5%

Rapport trimestriel N°4

5%

Rapport trimestriel N°5

5%

Rapport trimestriel N°6

5%

Rapport trimestriel N°7

5%

Rapport trimestriel N°8

5%

Rapport trimestriel N°9

5%

Rapport trimestriel N°10

5%

Rapport trimestriel N°11

5%

Rapport trimestriel N°12

5%

Rapport trimestriel N°13

5%

Rapport trimestriel N°14

5%

Rapport final consolidé des 3 volet

20%

Volet 2 - Assistance à la DGIT en matière de formations pratiques au personnel technique sur divers sujets (ingénierie, sauvegardes, analyse économique, passation de marchés et gestion des contrats, etc.)

Rapport à fournir

% du montant proposé pour le volet 2

Rapport sur le diagnostic des fonctions et identification des besoins en formation;

A la remise et après validation du rapport

15%

Programme de formation précisant les termes de formation, le public concerné, les modalités d’organisation, la compétence à acquérir etc.

20%

Rapport sur la mise en œuvre et l’évaluation du plan de formation;

50%

Rapport consolidé de tous les rapports spécifiques du volet 2

15%

Volet 3 - Appui à l’élaboration des études de faisabilité sur les mécanismes améliorés d’entretien routier

Rapport à fournir

% du montant proposé pour le volet 3

Rapport sur une étude de faisabilité sur les mécanismes améliorés d’entretien routier et en particulier avec la méthode de "Gestion et Entretien par Niveau de Service" (GENiS);

A la remise et après validation du rapport concerné

45%

Le plan d’actions pour l’institutionnalisation de la méthode de "Gestion et Entretien par Niveau de Service" (GENiS) dans la mise en œuvre et la gestion de l’entretien routier;

15%

Rapport sur la conception d’un programme pilote basé sur la méthode de "Gestion et Entretien par Niveau de Service" (GENiS);

15%

Rapport sur la mise en œuvre d’un programme pilote basé sur la méthode de "Gestion et Entretien par Niveau de Service" (GENiS);

15%

Rapport consolidé de tous les rapports spécifiques du volet 3;

10%

Volet 4 - Formation et renforcement de capacités de petites et moyennes entreprises locales / nationales pour la mise en œuvre de l’entretien et de la maintenance des routes (revêtues et non-revêtues)

Rapport à fournir

% du montant proposé pour le volet 4

Plan de formation complet

A la remise et après validation du rapport concerné

10%

Contenu module 1 + contenu des documents type pour le module 1 + réalisation du premier module

20%

Contenu module 2 + contenu des documents type pour le module 2 + réalisation du deuxième module

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The United States contributes to tackling critical international development concerns through the World Bank Group and has a long history of generously supporting the objectives of the World Bank Group and has been a champion of the International Development Association (IDA) which provides low-interest loans and grants to the world's poorest countries. The key U.S. priorities at the World Bank include a multilateral health and economic response to COVID-19, debt sustainability and transparency, promoting governance and fighting corruption, ending energy poverty and supporting a strong emphasis on accountability, transparency and development impact.

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Key areas:
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  • Rehabilitating and maintaining the existing built environment
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Guinea-Bissau continues to address foundational infrastructure needs to support economic activity, with emphasis on transport, utilities and services that improve market access and quality of life. As one of West Africa’s smaller economies, progress often depends on regional cooperation and concessional financing, while strengthening governance and investment frameworks is key to scaling infrastructure that can catalyse growth and diversification beyond subsistence sectors.

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